A peine avais-je déploré l’absence de neige sur Paris que les flocons se sont mis à tomber. J’ai eu une brève pensée pour ceux dont la vie allait se compliquer avec les trains et les bus bloqués, les embouteillages, … mais j’étais ravie de voir la merveille lumineuse qui transformait la ville.

Le lendemain, le soleil brillait. Nous nous sommes émerveillés en voyant les cyclamens du balcon que le grésil avait changé en joyaux sans qu’ils cessent de s’épanouir.

Dans l’après-midi, la couche moelleuse avait fondu et la chaussée liquéfiée était devenue de la boue noirâtre…. Cependant le Palais Royal, préservé des camions de dessalage et des voitures, offrait encore une jolie surface blanche, un peu tassée par les allées et venues des piétons.

Dans les allées, c’était le monde inversé. Le sol éclairait des arbres noirs.

Au fond, deux silhouettes en cornettes blanches, religieuses de fiction échappées d’un film sur les années d’après-guerre :


Tout le monde était joyeux, surtout les chiens.

Les adultes faisaient concurrence aux enfants pour bâtir des bonshommes :

Pourquoi donc la neige et le froid de l’hiver nous rendent-ils si heureux ?
J’ai pris le téléphérique et sur le plateau de Brie on se serait cru aux sports d’hiver. Poudreuse fraîche rien que pour moi
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Oh ! Moi aussi, je veux aller aux sports d’hiver sur le plateau de Brie…
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Encore une promenade magique, on ne s’en lasse pas! Paris, la neige qui éclaire la ville et l’hiver on peut difficilement rêver choses plus poétiques. Et le quartier de ma jeunesse dans ces conditions le cours de Vincennes paraît une immense promenade qui mène au bout de la vie.
Merci encore pour tous ces blogs notes qui font toujours rêver.
Juste un rappel historique aussi concis qu’utile, parfois un détail savoureux, on suit avec grand plaisir sans quitter son fauteuil et on en redemande. Encore et encore merci
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En lisant dans ta lettre (trop élogieuse) « une immense promenade qui mène au bout de la vie », je me suis dit, C’est vrai… D’habitude, le Cours de Vincennes est large et banal, malgré les grosses colonnes de la place de la Nation. Transformé par la neige, en décor blanc et noir, c’est une métaphore du cours de la vie et de son terme, une trouée dans le temps,
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