Garches : étang de Saint-Cucufa dans la forêt de La Malmaison et pavillons de banlieue

L’accès depuis Paris en est si facile qu’on n’imagine pas Garches et Vaucresson comme des petites villes déjà provinciales. S’y promener, c’est voir se déployer tous les styles des pavillons de banlieues, modestes maisons de briques, châteaux à tourelles en style gothique 19e, villas d’architecte… Et voilà déjà la forêt de la Malmaison.

La surface d’un simple étang au creux de la forêt est un spectacle qui se renouvelle à chaque pas : d’abord, la surface de l’eau et les anneaux des feuilles de nénufars métalliques, enténébrés par l’ombre d’un grand arbre.

Etang de Saint-Cucufa. Les nénuphars

Un peu plus loin, l’étang devient jaune et vert olive dans le reflet de jeunes peupliers, les plateaux des nénuphars se changent en une matière blanche un peu trouble, couleur de l’anis qu’on dilue trop dans un verre d’eau, et les idées funèbres se métamorphosent en romance estivale.

L’image change encore : l’étang mué sous le soleil déploie des verts luxuriants ; la lumière qui frappe les rondelles des feuilles de nénuphars les a transformées en assiettes d’argent pour une dînette chez les fées.

Etang de Saint-Cucufa. Au soleil

C’est tout. On peut regarder pendant des heures, un peu d’eau morte sans épuiser les paysages qu’elle suffit à susciter.

Mais les photos sont trompeuses, qui évoquent le silence et la paix. Ce deuxième dimanche de déconfinement, si radieux, tout Garchesest venu promener enfants, grands-parents et chiens. Nous soupirons, « L’humanité est bien nombreuse ! »  et nous contournons prudemment l’étang pour retraverser le bois par des allées moins fréquentées. Il y a de beaux arbres, bien que ce soit une forêt de ville débroussaillée qui n’a rien à voir avec la forêt enchevêtrée de Fontainebleau.

Retour au milieu des villas fleuries de roses anciennes :

Dans une rue de Vaucresson

Quand on prend le temps de regarder les façades, on voit parfois des frises en céramique émaillée. Je ferais volontiers une collection de ces décors floraux (celui-ci rappelle les peintures des bols bretons). Je vais chercher quelles étaient les manufactures qui les proposaient.

6 réflexions sur “Garches : étang de Saint-Cucufa dans la forêt de La Malmaison et pavillons de banlieue

  1. Eh oui, c’est vrai que  » l’humanité est bien nombreuse  » et bruyante souvent aussi.
    Ce sentiment est d’autant plus perceptible maintenant qu’il vient après un long temps de confinement où l’humanité s’était en quelque sorte retirée du monde.
    Mais cela n’empêche pas la magie des nénuphars , ces floraisons d’eau si captives de la lumière.
    On pense bien sûr aux Nympheas de Monet.
    Merci encore Sonia, pour v’os belles promenades qui donnent envie d’aller voir ailleurs.

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