A peine avais-je déploré l’absence de neige sur Paris que les flocons se sont mis à tomber. J’ai eu une brève pensée pour ceux dont la vie allait se compliquer avec les trains et les bus bloqués, les embouteillages, … mais j’étais ravie de voir la merveille lumineuse qui transformait la ville.

Le lendemain, le soleil brillait. Nous nous sommes émerveillés en voyant les cyclamens du balcon que le grésil avait changé en joyaux sans qu’ils cessent de s’épanouir.

Dans l’après-midi, la couche moelleuse avait fondu et la chaussée liquéfiée était devenue de la boue noirâtre…. Cependant le Palais Royal, préservé des camions de dessalage et des voitures, offrait encore une jolie surface blanche, un peu tassée par les allées et venues des piétons.

Dans les allées, c’était le monde inversé. Le sol éclairait des arbres noirs.

Au fond, deux silhouettes en cornettes blanches, religieuses de fiction échappées d’un film sur les années d’après-guerre :


Tout le monde était joyeux, surtout les chiens.

Les adultes faisaient concurrence aux enfants pour bâtir des bonshommes :

Pourquoi donc la neige et le froid de l’hiver nous rendent-ils si heureux ?