Fontainebleau : les brouillards du massif de Coquibus

A Fontainebleau plus qu’ailleurs, on ressent le cycle du temps et je voudrais être capable d’exprimer la paix que procure l’éternel retour des saisons.

Voici l’automne et ses brouillards. Les hêtres sont déjà entrés dans leur sommeil d’hiver. Leur silence est doux et profond. Je me sens aussi calme que ces arbres tranquilles érigés sur leur fastueux tapis de feuilles.

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Au versant de la colline, le froid a dépouillé les branches des chênes et les a changées en serpents. Il a coloré de roux la chevelure des fougères.

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Mais aujourd’hui, les couleurs sont voilées.

Coquibus112.2018.FontainebleauDSC05649.jpgLumière et ombre se confondent. Les lichens sont les seules lampes qui luisent dans la forêt…

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En cette saison, il y a partout des sentiers où, dès que j’arrive, passent des silhouettes de chevaliers qui cherchent l’aventure ; des mares,  où si j’arrive doucement, je peux voir des filles-fées qui se regardent dans le miroir de l’eau, et des carrefours où je m’attends à voir passer de grands cerfs portant des croix de feu entre leurs bois.